Sautez dans le TGV pour Lyon dès que vous avez un moment de libre et ne manquez pas la première rétrospective digne de ce nom en Europe consacrée à Keith Haring.
Une exposition présentant presque toutes les facettes de son art : bâches, murs peints, sculptures, performances toutes véhiculant des messages simples et forts.
Un artiste populaire dans le sens noble du terme, pour qui une œuvre ne prend forme que lorsqu’elle rencontre son public. Un discours bien loin de la prétention de certains…
A tel point que ces premiers dessins, puisqu’il aimait les appeler modestement ainsi, il les traçait à la craie dans le métro de New York sur les affiches noires en attente de prochaines publicités. Dessins où il interpellait sur les mauvais côtés du monde et ses dangers : violence, drogue, discrimination… Il a arrêté ce mode d’expression lorsque les collectionneurs ont commencé à les arracher… comme pour son ami Jean-Michel Basquiat.
Du métro aux musées en passant par les magasins, les hôpitaux (il a beaucoup soutenu la cause des enfants malades) mais aussi les boîtes de nuit des années 80 qu’il fréquentait avec ses amis et fidèles comme Grace Jones, Andy Warhol, Jean-Paul Gaultier, ou encore une jeune débutante : Madonna… Son graphisme a marqué toute une époque.
Son expression artistique, il la rendait accessible au plus grand nombre par la création et la diffusion d’œuvres en série vendues dans ses 2 boutiques Pop Shop de NYC et Tokyo dont l’intégralité des gains était reversée à des fondations. Un rêve d’adolescent éternel qui s’est brutalement arrêté après seulement 10 ans en 1990...
Par Jean-Christophe Nicolas.
Exposition Keith Haring.
Musée d’Art Comtemporain de Lyon jusqu’au 29 juin.
www.moca-lyon.org
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