Je réagis à un bon papier paru dans Libération aujourd'hui (de Laure Nouhalhat) où l'on recense les grand enjeux de l'eau (Istanbul accueille depuis lundi le 5e forum mondial de l'eau). J'attire particulièrement votre attention sur la notion "d'eau virtuelle", la part d'eau consommée pour un bien donné entre sa culture et son process de fabrication. Ainsi on apprend que boire un expresso revient à consommer 140 litres d'eau, une tonne de cerise 3000 m2 d'eau (ce qui fait le clafoutis au prix de la consommation d'eau de toute la famille dans la semaine, y compris douches et lessives) et un hamburger 16000 litres d'eau (merci MacDo, en plus du cartonnage...). C'est Tony Allan, le père du concept de l'eau virtuelle qui a élaboré cette notion qui pourrait bien demain côtoyer sur nos étiquettes le prix au kilo, comme l'impact carbone en GB par exemple (champion carbone : le kiwi!!). Pourquoi pas.
Également pour être plus léger, et pour relativiser sur la culpabilité qu'on fait peser sur nos épaules à nous autres pauvres humains qui restons une minute de trop sous une douche italienne, sachez que seule 8% de l'eau est consacrée aux usages domestiques, 22% à la production industrielle (1 auto = 400 000 litres), et 70% à l'agriculture. Monsieur Monsanto, pensez peut-être à un Maïs transgénique pas trop soifard...
Aller 5 derniers chiffres pour définitivement se détester : en Californie, un humain consomme 600 litres d'eau par jour, au Japon 350, en Europe 200 litres (file sous la douche) et en Afrique, 10 à 20 litres.
A lire dans Libération d'aujourd'hui. A acheter en kiosque SVP, ça aide la presse, merci pour elle.
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