France-Mexique, fin du périple. Ce post d'humeur conclue la série Mexique 2010.
Il était une fois une marque toute bleue avec des enjeux commerciaux (vendre des téléphones portables et des voitures) des enjeux sociaux (distraire le bon peuple entre son chômage et sa retraite), exaltant des valeurs sportives nobles (des Messieurs bouffis qui se traitent de tarlouze) et prônant l'exemplarité pour la jeunesse (l'incitant à manger 10 bigmac par jour).
Cette marque bâtie sur les égos, des héros modernes club sandwich, mi têtes de gondoles mi têtes de turc dont le cours varie selon que les petites histoires rejoignent ou non la grande.
Cette marque emporte l'espoir d'un grand nombre de consommateurs qui voient dans sa consommation, telle une drogue, la cause et le remède à tous ses malheurs, l'adule et la déteste en même temps, elle et ses représentants, selon que le produit emplit les papilles ou laisse un goût amer en bouche.
Je reçois ce matin de mon ami mexicain (qui est français d'origine et qui a émigré au Mexique) et qui dirige la filiale de ce célèbre groupe de travail temporaire (qui est français d'origine et qui a émigré en Suisse) ce jpeg utilisé en motivation de ses troupes.
Car voyez vous, vu de ma paroisse (de français d'origine qui projette d'émigrer à Istanbul), ce match France-Mexique, c'est un peu le match Arrogance-Fierté.
Pour preuve, à l'aéroport de Mexico ce 7 juin alors que la moitié de mon avion se rend en Afrique du Sud via Paris, je suis témoin de ces événements. Ils sont calmes, ils sont polis, ils sont fiers d'aller soutenir leur équipe. La conversation s'engage, on s'aide à profiter au mieux des quelques heures de la correspondance parisienne (comment on se rend au Louvre?), on s'attendra aux bagages pour partager un taxi. De quoi choisir son côté de tribune.
Parce qu'en plus, on a que les clients qu'on mérite ?
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