Début de la Semaine de l'Art à Paris avec son vaisseau Amiral, la Fiac, sa péniche amarée sous le Pont Alexandre III - Show Off- et une multitude de petits canots qui maintiennent une multitude de projets plus ou moins arty à flot. Question : la multiplication des Off et des intitiatives plus ou moins légitimes ne menace t'elle pas les Offs ? Quelle distance doit-on avoir avec l'art qui l'art placement (plus rentrable que l'assurance vie, et bien mieux defiscalisable) et l'art qu'on aime et qu'on accroche à ses murs. Je suis favorable pour ma part à des initiatives conjoite pour donner des forces aux projets.
J'ai donc tranché pour ShowOff (on connait mes sympathies, avec vue en prime) pour l'humanité et la simplicité du rapport avec l'art, la proposition d'un artiste unique par galerie qui donne force à l'ensemble et quelques jolis coups de coeurs artistiques et vivants, avec quelques belles rencontres à la clé, comme les deux galeries stambouliottes (Piramid & la galerie Merkeur et ses animatrices si vivantes) - là encore on connait mes sympathies- ou encore la Galerie luxembourgeoise Analix forever qui expose l'artiste suisse Conrad Bakker, qui reproduit sur bois les pochettes des albums d'une discothèque qu'on peut qualifier d'idéale (300 euros pièce, abordable pour s'offrir un Nina Simone ou un Bowie). Ci contre.
J'ai completement craqué pour les portraits sur plexi de l'artiste américain Craig Hanna (galerie Laurence Esnol) qui réinterpête les primitifs flamants dans une variante haute en couleur (ci dessous)
Aussi, entre deux oeuvres, allez vous restaurer dans le restaurant éphémère (avec Terrasse chauffée) "le 40". Une idée "pour se poser" entre deux claques émotionnelles, que j'ai eu le plaisir de soutenir (Menu autour de 12 euros), ouvert à tous, y compris si vous n'êtes pas passé par la case billeterie.
Show Off. Jusqu'au 23. http://showoffparis.fr/
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