Paris la capitale des Lumières se garde bien de les braquer sur ce monde-là. Parce que cette scène a beau se passer sous les fenêtre du Louxor, le futur Centre du cinéma d'art et d'éssais de Paris, je ne suis même pas sur qu'on la verrait en Egypte.
C'est la nouvelle braderie de Lille version goutte d'or contre de l'argent puisqu'ici on vend... le fond du placard ou le surplus d'un achat en lot. Imaginez le sort de ces familles qui passent leur journée avec poussettes et valises devant deux petits pots de Bledina, une boite de raviolis ou un pamplemousse, posé à même le sol et dont le CA potentiel frise les 3 euros 20.
C'est digne d'un marché mexicain où les petits vieux ont droit de venir vendre l'excedent de leur jardin comme un larcin qu'on a piqué à une nature qui vous prive aussi d'eau. Enfin... digne... Au pied d'un Sacré Coeur qui domine cette pauvreté telle une meringue sa génoise, rien n'aurait-il changé depuis le moyen âge, quand les rebus de la consommation trouvaient toujours preneur à plus pauvre que ceux d'en haut qui eux, mangeaient à table.
Et avec le RSA on a une obligation de dignité 3 jours par semaine aussi ? Voilà les occupations de ceux qu'on montre du doigt comme les profiteurs de notre bonne société bien pensante, celle qui va bruncher aux Abesses le dimanche et dont la charité s'arrête visiblement entre Barbès et le funiculaire. Paris prend donc l'allure de toutes les villes du Monde. Chère, ennuyeuse, indigne et maintenant révoltante. Mais pensons à autre chose, aujourd'hui c'est Nuit Blanche et il parait qu'on s'amuse avec l'art.
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